Cerf élaphe

Cervus elaphus Linnaeus, 1758

Classe : Mammalia Ordre : Cetartiodactyla Famille : Cervidae Genre : Cervus
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Précision : Les données utilisées pour la carte de référence ont été centralisées et validées dans le cadre de la réalisation de l’Atlas des Mammifères de France, pour la période 2000-2018.
Savouré-Soubelet A., Arthur C., Aulagnier S., Body G., Callou C., Haffner P., Marchandeau S., Moutou F. & Saint-Andrieux C. (coord.) 2021. Atlas des mammifères sauvages de France volume 2 : Ongulés et Lagomorphes. Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, 392 p. (Patrimoines naturels ; 83).



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  • Première observation
    1900

  • Dernière observation
    2024

Informations espèce

Taille : 200-250 cm (mâle), 160-190 cm (femelle)
Longueur de la queue : 15 cm
Hauteur au garrot : 100-130 cm (mâle), 90-110 cm (femelle)
Poids : 160-250 kg (mâle), 80-130 kg (femelle)

Apparence générale :
Le Cerf élaphe est le plus grand ongulé sauvage de nos forêts. Son pelage est brun-rouge en été et gris-brun en hiver, avec une tache jaune claire sur la croupe. Le pelage du faon est brun clair tacheté de blanc. Le Cerf élaphe est pourvu de glandes qui sécrètent des substances odorantes, lui permettant de définir ses relations avec les autres individus de son espèce et de marquer son territoire.
Chez le mâle, les bois (productions osseuses) apparaissent à partir de six mois et tombent chaque année entre la fin février et le mois de mai. Ils repoussent rapidement, recouverts d’un velours, dont le Cerf se débarrasse en les frottant (frayure). La longueur des bois augmente avec l’âge, avant de diminuer chez les individus âgés. En l’absence de bois, le cerf se distingue de la biche par sa taille plus imposante, son corps trapu et son encolure développée.

Confusion avec d’autres espèces :
En France, la biche du Cerf élaphe est souvent confondue avec la biche du Chevreuil européen (Capreolus capreolus), pourtant beaucoup plus petite (17-25 kg). Elle peut aussi être confondue avec la femelle en pelage hivernal du Cerf sika (Cervus nippon) qui se distingue par un poids inférieur à 40 kg, ou avec le Daim européen (Dama dama) à la queue noire sur le dessus.

Le saviez-vous ?
Les ramifications sur les bois du Cerf sont nommés "andouillers". Un Cerf peut en porter jusqu'à 20, mais leur nombre ne permet pas de déterminer son âge.
Non renseigné pour le moment
Mode de vie et reproduction :
Le Cerf élaphe est une espèce sociale qui forme des hardes matriarcales. Ces groupes sont composés des biches et de leurs faons, de bichettes (femelles âgées d'un à deux ans), et de jeunes Cerfs durant une partie de l’année. Les mâles de deux ans et plus vivent en groupes en dehors de la période de reproduction, et à l’approche du rut (de septembre à mi-octobre), les mâles adultes rejoignent les femelles, tandis que les plus jeunes restent entre eux.
Le mâle émet alors son brame, un cri puissant destiné à se signaler à ses rivaux et à attirer les femelles en chaleur (oestrus).
La maturité sexuelle est atteinte vers 18 mois chez les mâles, et entre 18 et 30 mois chez les femelles, dès qu’elles atteignent 60 kg. La gestation dure 240 jours environ. Le faon nait entre mai et juin.

Régime alimentaire :
Le Cerf élaphe est herbivore. Il consomme majoritairement des plantes herbacées et des ligneux bas comme la Ronce commune (Rubus fruticosus), le Lierre (Hedera helix), le Framboisier (Rubus idaeus) ou la Myrtille (Vaccinium myrtillus). Il peut se nourrir aussi de rameaux de Hêtre (Fagus sylvatica), d’érables (Acer sp.), de chênes (Quercus sp.), ou de plantes cultivées comme les céréales ou le Colza (Brassica napus).

Habitats préférentiels :
Les plus grandes populations vivent dans les massifs forestiers de basse altitude et de plaine. Néanmoins, cette espèce est susceptible d’occuper tous les habitats. En France, elle est présente jusqu’à 3000 m d’altitude dans les alpages.

Longévité :
Le Cerf élaphe peut vivre plus d’une vingtaine d’années. La survie des mâles est cependant plus faible que celle des femelles.
Klein F. & Saint-Andrieux C., 2021. Cervus elaphus. In Savouré-Soubelet A., Arthur C., Aulagnier S., Body G., Callou C., Haffner P., Marchandeau S., Moutou F. & Saint-Andrieux C. (coords.). Atlas des mammifères sauvages de France volume 2 : Ongulés et Lagomorphes. Muséum national d'Histoire naturelle, Paris, Patrimoines naturels (83) : 78-84.

Synthétisé par Léanne Clémencin (SFEPM) pour l’ONM le 13/11/2025
Non renseigné pour le moment
La fragmentation de l’habitat du Cerf élaphe par l’urbanisation et les infrastructures de transport réduit le domaine vital de cette espèce de grande taille et limite les échanges génétiques à long terme. Des conflits avec les producteurs agricoles et forestiers sont également à noter, le cerf étant considéré comme responsable de dégâts pouvant entraîner des pertes économiques.
Cervus albicus Matschie, 1907 | Cervus albifrons Reichenbach, 1845 | Cervus albus Desmarest, 1822 | Cervus atlanticus Lönnberg, 1906 | Cervus balticus Matschie, 1907 | Cervus elaphus brauneri Charlemagne, 1920 | Cervus elaphus carpathicus Tatarinov, 1956 | Cervus elaphus tauricus Fortunatov, 1925 | Cervus germanicus Desmarest, 1822 | Cervus hippelaphus Erxleben, 1777 | Cervus hispanicus Hilzheimer, 1909 | Cervus mediterraneus de Blainville, 1822 | Cervus minor Wagner, 1855 | Cervus montanus Botezat, 1903 | Cervus neglectus Matschie, 1912 | Cervus rhenanus Matschie, 1907 | Cervus saxonicus Matschie, 1912 | Cervus scoticus Lönnberg, 1906 | Cervus typicus Lydekker, 1898 | Cervus varius Fitzinger, 1874 | Cervus vulgaris Botezat, 1903
Les observations datées du 01/01 à 00h00 ont été exclues car elle correspondent généralement à des observations dont on ne connait que l'année.

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