Loutre à longue queue, Loutre d'Amérique du Sud, Petite Loutre

Lontra longicaudis (Olfers, 1818)

Classe : Mammalia Ordre : Carnivora Famille : Mustelidae Sous-Famille : Lutrinae Genre : Lontra
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    observations

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    communes

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    observateurs

  • Première observation
    1997

  • Dernière observation
    2021

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Informations espèce

Taille : 43-66 cm (mâle), 36-55 cm (femelle)
Longueur de la queue : 37-84 cm (adulte)
Poids : 5-15 kg
Formule dentaire : I 3/3, C 1/1, PM 4/3, M 1/2 = 36 dents
Dimorphisme sexuel : les mâles sont en moyenne 20 à 25 % plus grands que les femelles. Chez les mâles adultes, l’os pénien est bien développé et mesure environ 7 cm

Apparence générale :
La Loutre à longue queue possède une fourrure courte et dense. Son pelage est brun grisâtre sur le dos et s’éclaircit sur le ventre et au niveau de la gorge. La pointe de son museau, sa lèvre supérieure et la partie inférieure de sa mâchoire présentent une teinte blanchâtre, argenté à jaunâtre. Sa tête, petite et aplatie, se termine par un museau large et son cou est plus épais que sa tête. Ses yeux sont petits et ses oreilles sont courtes et arrondies. Ses pattes sont courtes et robustes et tous les doigts de chaque patte sont palmés. Sa queue, longue et cylindrique, est large et épaisse à la base, puis s’amincit progressivement vers l’extrémité.

Confusions possibles :
En Guyane, La Loutre à longue queue peut être confondue avec la Loutre géante (Ptenorura brasiliensissale), qui se distingue par sa taille bien plus grande, sa queue aplatie, des tâches irrégulières sous la gorge et un pelage brun foncé.

Le saviez-vous ?
La Loutre à longue queue communique en mêlant sifflements, bourdonnements et cris. Elle signale aussi sa présence à ses congénères en déposant ses matières fécales bien en évidence.

Non renseigné pour le moment
Mode de vie et reproduction :
La Loutre à longue queue est le plus souvent solitaire. La reproduction a lieu principalement durant la saison sèche, l’accouplement se déroulant sur la terre ferme. Après une gestation d’environ 56 jours, la femelle met bas une portée d'un à cinq jeunes, le plus souvent deux ou trois. Les loutrons naissent entièrement poilus et aveugles, leurs yeux s’ouvrant 44 jours après la naissance. Les mâles ne participent pas aux soins parentaux, et les jeunes deviennent indépendants au bout d’environ un an.

Régime alimentaire :
Cette espèce concentre généralement son alimentation sur des proies peu mobiles. Son régime comprend des Poissons, des Crustacés, des Mammifères, des Amphibiens, des Oiseaux, des Squamates, des Insectes ainsi que des Mollusques.

Habitats :
La Loutre à longue queue occupe une grande variété d’habitats, des rivages rocheux aux forêts caduques ou persistantes de la zone néotropicale. En Guyane, elle vit du niveau de la mer jusqu’à 200 m d’altitude environ. L’espèce fréquente surtout les milieux aquatiques lents et peu profonds, tels que les rivières, les petits cours d’eau, les lacs, les lagunes, les estuaires, les mangroves, les marais et les rivages côtiers. Écologiquement tolérante aux modifications environnementales, elle peut également occuper des zones agricoles ou urbaines, y compris à proximité de grandes villes.

Longévité :
La Loutre à longue queue vit environ neuf ans et demi en milieu naturel.
Aucourd M. de Thoisy B., 2024. Lontra Longicaudis. In Savouré-Soubelet A., Aulagnier S., Haffner P., Maille A., Moutou F., Richard-Hansen C., Ruette S. & Veron G. (coords.). Atlas des mammifères sauvages de France volume 3 : Carnivores et Primates. Muséum national d'Histoire naturelle, Paris ; OFB, Vincennes, Patrimoines naturels (85) : 230-235.

Synthétisé par Andréa d’Hervé (SFEPM) pour l’ONM le 19/02/2026
Non renseigné pour le moment
La Loutre à longue queue demeure menacée sur une grande partie de son aire de répartition, malgré une certaine tolérance aux perturbations. La principale pression est la dégradation des milieux aquatiques : rejets d’eaux usées urbaines et industrielles, déforestation, activités agricoles et exploitation aurifère polluent les cours d’eau. Ces altérations touchent directement les habitats riverains où l’espèce se nourrit et se réfugie, entraînant une diminution des ressources alimentaires et fragilisant les populations.
Par ailleurs, sa capacité à fréquenter des milieux modifiés par l’Homme augmente les risques d’interactions avec les infrastructures. Des collisions routières sont ainsi régulièrement rapportées.
Enfin, la chasse pour la fourrure a fortement affecté l’espèce entre les années 1950 et 1970, provoquant des déclins marqués dans certaines régions.
Lutra longicaudis (Olfers, 1818)
Les observations datées du 01/01 à 00h00 ont été exclues car elle correspondent généralement à des observations dont on ne connait que l'année.

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