Putois d'Europe, Putois, Furet
Mustela putorius Linnaeus, 1758
Chargement...
Avertissement : les données mises à disposition reflètent l’état d’avancement des connaissances ou la disponibilité des inventaires. Elles ne peuvent en aucun cas être considérées comme exhaustives. De plus, toutes les données n’ont pas encore fait l’objet d’une validation à ce jour. Enfin, il est rappelé que les données et les cartes mise à disposition sur ce portail ne peuvent servir d’unique bibliographie pour les études réglementaires.
Chargement...
- 21 225 observations
-
0
commune -
0
observateur -
Première observation
1905 -
Dernière observation
2024
Informations espèce
Taille : 36-48 cm (mâle), 29-40 cm (femelle)
Longueur de la queue : environ 15 cm
Hauteur au garrot : environ 10-11 cm
Poids : 664-1868 g (mâle), 485-922 g (femelle)
Formule dentaire : I 3/3, C 1/1, PM 3/3, M 1/2 = 34 dents
Apparence générale :
Le Putois d'Europe a un corps long et mince, un cou fort, et une petite tête avec un museau court et des oreilles rondes dépassant peu de la fourrure. Le pelage est contrasté avec des longs poils brun foncé à noir et un sous-poil blanc à jaunâtre, plus épais et long en hiver. Les pattes, la poitrine, le ventre et la queue apparaissent plus foncés. Le dessus des yeux et parfois les joues sont généralement blanc jaunâtre, laissant apparaître un masque facial sombre autour des yeux. Les oreilles courtes sont bordées de blanc cassé. Le Putois d'Europe a une tache blanche au niveau du museau, sur les lèvres supérieure et inférieure. La tache de la lèvre supérieure peut légèrement dépasser le haut de la truffe. Les jeunes individus ont un pelage plus sombre que les adultes.
Confusions possibles :
Le Putois d'Europe est souvent confondu avec le Vison d'Europe (Mustela lutreola), ayant lui aussi une tache blanche au niveau du museau et la même morphologie. Lorsqu'ils sont visibles, les poils plus clairs au dessus des yeux, le contour blanc des oreilles et le contraste avec le sous-poil blanc à jaunâtre du Putois d'Europe permettent de le distinguer du Vison d'Europe. Cependant, il existe des hybrides de ces deux espèces, ne facilitant pas leur différenciation.
Le Putois d'Europe peut aussi être confondu avec le Vison d'Amérique (Mustela vison), ne possédant jamais de tache blanche nette et symétrique sur la lèvre supérieure. Ce dernier peut avoir une tache blanche sur la lèvre inférieure et parfois quelques-unes sur la face ventrale.
Le saviez-vous ?
Le Putois tire son nom du vieux français « put » signifiant « puant ». Cette appellation fait référence à ses glandes anales, présentes chez d’autres mustélidés, mais particulièrement développées chez le Putois. Elles sécrètent en abondance un liquide fétide émis en situation de stress. En dehors de cette situation, l'odeur n'est pas perceptible par l'Homme.
Longueur de la queue : environ 15 cm
Hauteur au garrot : environ 10-11 cm
Poids : 664-1868 g (mâle), 485-922 g (femelle)
Formule dentaire : I 3/3, C 1/1, PM 3/3, M 1/2 = 34 dents
Apparence générale :
Le Putois d'Europe a un corps long et mince, un cou fort, et une petite tête avec un museau court et des oreilles rondes dépassant peu de la fourrure. Le pelage est contrasté avec des longs poils brun foncé à noir et un sous-poil blanc à jaunâtre, plus épais et long en hiver. Les pattes, la poitrine, le ventre et la queue apparaissent plus foncés. Le dessus des yeux et parfois les joues sont généralement blanc jaunâtre, laissant apparaître un masque facial sombre autour des yeux. Les oreilles courtes sont bordées de blanc cassé. Le Putois d'Europe a une tache blanche au niveau du museau, sur les lèvres supérieure et inférieure. La tache de la lèvre supérieure peut légèrement dépasser le haut de la truffe. Les jeunes individus ont un pelage plus sombre que les adultes.
Confusions possibles :
Le Putois d'Europe est souvent confondu avec le Vison d'Europe (Mustela lutreola), ayant lui aussi une tache blanche au niveau du museau et la même morphologie. Lorsqu'ils sont visibles, les poils plus clairs au dessus des yeux, le contour blanc des oreilles et le contraste avec le sous-poil blanc à jaunâtre du Putois d'Europe permettent de le distinguer du Vison d'Europe. Cependant, il existe des hybrides de ces deux espèces, ne facilitant pas leur différenciation.
Le Putois d'Europe peut aussi être confondu avec le Vison d'Amérique (Mustela vison), ne possédant jamais de tache blanche nette et symétrique sur la lèvre supérieure. Ce dernier peut avoir une tache blanche sur la lèvre inférieure et parfois quelques-unes sur la face ventrale.
Le saviez-vous ?
Le Putois tire son nom du vieux français « put » signifiant « puant ». Cette appellation fait référence à ses glandes anales, présentes chez d’autres mustélidés, mais particulièrement développées chez le Putois. Elles sécrètent en abondance un liquide fétide émis en situation de stress. En dehors de cette situation, l'odeur n'est pas perceptible par l'Homme.
Non renseigné pour le moment
Mode de vie et reproduction :
Le Putois d'Europe est une espèce territoriale. Toutefois, des territoires peuvent se superposer : celui d'un mâle inclut généralement ceux de plusieurs femelles, et en cas de surplus de proies, deux individus de même sexe peuvent se tolérer en partageant les ressources. Il est principalement nocturne et crépusculaire, et rarement actif le jour. Le Putois d'Europe ne se reproduit qu'une seule fois par an, entre mars et avril. L'accouplement déclenche l'ovulation. La gestation dure en moyenne 42 jours et les naissances ont principalement lieu entre mai et juin, avec cinq à sept jeunes par portée. Les jeunes se dispersent vers l'âge de trois mois puis atteignent la maturité sexuelle à l'âge de huit à dix mois.
Régime alimentaire :
Le Putois d'Europe est un prédateur généraliste. Il consomme principalement des Rongeurs (campagnols, souris, surmulots), et régulièrement des Lagomorphes (comme le Lapin de garenne Oryctolagus cuniculus), des Amphibiens ou des Oiseaux selon la saison. Il peut consommer occasionnellement des poissons et des musaraignes.
Habitats préférentiels :
Cette espèce occupe les habitats de plaine, les forêts, les bocages, les friches, les marais et les zones agricoles généralement à proximité de l'eau. L'habitat peut varier selon la saison en fonction de la disponibilité en proies et du couvert végétal. En France, le Putois d'Europe semble présent jusqu'à 1 500 m d'altitude dans les Alpes, bien que très rare à cette altitude.
Longévité :
Le record de longévité est de 8 ans. Néanmoins, l'espérance de vie est en moyenne de 1 à 2 ans.
Le Putois d'Europe est une espèce territoriale. Toutefois, des territoires peuvent se superposer : celui d'un mâle inclut généralement ceux de plusieurs femelles, et en cas de surplus de proies, deux individus de même sexe peuvent se tolérer en partageant les ressources. Il est principalement nocturne et crépusculaire, et rarement actif le jour. Le Putois d'Europe ne se reproduit qu'une seule fois par an, entre mars et avril. L'accouplement déclenche l'ovulation. La gestation dure en moyenne 42 jours et les naissances ont principalement lieu entre mai et juin, avec cinq à sept jeunes par portée. Les jeunes se dispersent vers l'âge de trois mois puis atteignent la maturité sexuelle à l'âge de huit à dix mois.
Régime alimentaire :
Le Putois d'Europe est un prédateur généraliste. Il consomme principalement des Rongeurs (campagnols, souris, surmulots), et régulièrement des Lagomorphes (comme le Lapin de garenne Oryctolagus cuniculus), des Amphibiens ou des Oiseaux selon la saison. Il peut consommer occasionnellement des poissons et des musaraignes.
Habitats préférentiels :
Cette espèce occupe les habitats de plaine, les forêts, les bocages, les friches, les marais et les zones agricoles généralement à proximité de l'eau. L'habitat peut varier selon la saison en fonction de la disponibilité en proies et du couvert végétal. En France, le Putois d'Europe semble présent jusqu'à 1 500 m d'altitude dans les Alpes, bien que très rare à cette altitude.
Longévité :
Le record de longévité est de 8 ans. Néanmoins, l'espérance de vie est en moyenne de 1 à 2 ans.
Fournier-Chambrillon C., Ruette S. & Rigaux P., 2024. Mustela putorius. In Savouré-Soubelet A., Aulagnier S., Haffner P., Maille A., Moutou F., Richard-Hansen C., Ruette S. & Veron G. (coords.). Atlas des mammifères sauvages de France volume 3 : Carnivores et Primates. Muséum national d'Histoire naturelle, Paris ; OFB, Vincennes, Patrimoines naturels (85) : 278-285.
Synthétisé par Léanne Clémencin (SFEPM) pour l’ONM le 16/12/2025
Synthétisé par Léanne Clémencin (SFEPM) pour l’ONM le 16/12/2025
Non renseigné pour le moment
Les populations de Putois d'Europe sont principalement affectées par des facteurs anthropiques. Cette espèce a longtemps été piégée et chassée pour sa fourrure. Aujourd'hui, elle peut encore être chassée mais le piégeage ne constitue plus une menace significative, même si elle peut être capturée accidentellement dans des pièges destinés à d'autres espèces telles que le Ragondin (Myocastor coypus), ou le Vison d'Amérique.
Un des facteurs majeurs du déclin du Putois d'Europe est la transformation du paysage rural avec la perte, la dégradation, la modification, la fragmentation ou la pollution des habitats. Cela inclut la régression des zones humides, la modification des cours d'eau, la disparition des milieux bocagers qui impactent négativement la disponibilité des proies.
La mortalité du Putois d'Europe s'explique également par les nombreuses collisions routières, notamment au niveau des ouvrages hydrauliques, et dans les milieux ouverts traversés par des routes. La lutte chimique contre les Rongeurs constitue une autre menace, en réduisant le nombre de proies et, par ingestion des proies contaminées, en intoxiquant le Putois d'Europe.
La compétition avec le Vison d'Amérique constitue également un risque pour les habitats et les populations de Putois d'Europe, avec l'utilisation des mêmes ressources et la transmission de pathogènes. De même, la progression du Raton laveur (Procyon lotor) peut devenir un facteur de déclin.
La maladie de Carré, affectant les Mustélidés et particulièrement le Putois d'Europe, peut constituer une autre cause de mortalité de cette espèce.
Un des facteurs majeurs du déclin du Putois d'Europe est la transformation du paysage rural avec la perte, la dégradation, la modification, la fragmentation ou la pollution des habitats. Cela inclut la régression des zones humides, la modification des cours d'eau, la disparition des milieux bocagers qui impactent négativement la disponibilité des proies.
La mortalité du Putois d'Europe s'explique également par les nombreuses collisions routières, notamment au niveau des ouvrages hydrauliques, et dans les milieux ouverts traversés par des routes. La lutte chimique contre les Rongeurs constitue une autre menace, en réduisant le nombre de proies et, par ingestion des proies contaminées, en intoxiquant le Putois d'Europe.
La compétition avec le Vison d'Amérique constitue également un risque pour les habitats et les populations de Putois d'Europe, avec l'utilisation des mêmes ressources et la transmission de pathogènes. De même, la progression du Raton laveur (Procyon lotor) peut devenir un facteur de déclin.
La maladie de Carré, affectant les Mustélidés et particulièrement le Putois d'Europe, peut constituer une autre cause de mortalité de cette espèce.
Mustela albus
|
Mustela anglia
|
Mustela aureola
|
Mustela caledoniae
|
Mustela foetens
|
Mustela furo-putorius
|
Mustela iltis
|
Mustela infectus
|
Mustela orientalis Brauner
|
Mustela putorius putorius Linnaeus, 1758
|
Mustela rotschildi
|
Mustela stantschinskii
|
Putorius putorius
Les observations datées du 01/01 à 00h00 ont été exclues car elle correspondent généralement à des observations dont on ne connait que l'année.
Accueil |
SFEPM |
Conception et crédits |
Mentions légales
Observatoire National des Mammifères - Observatoire National des Mammifères du SFEPM, 2024
Réalisé avec GeoNature-atlas, développé par le Parc national des Écrins
Réalisé avec GeoNature-atlas, développé par le Parc national des Écrins