Loutre d'Europe, Loutre commune, Loutre

Lutra lutra (Linnaeus, 1758)

Classe : Mammalia Ordre : Carnivora Famille : Mustelidae Sous-Famille : Lutrinae Genre : Lutra
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  • 75 517
    observations

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    commune

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    observateur

  • Première observation
    1900

  • Dernière observation
    2025
Titre Auteur
Jeu de données de référence des mailles de présence de la Loutre 2014-2025 SFEPM
Description :

Date : 2025-08-25
PNA en faveur de la Loutre d’Europe 2019-2028 SFEPM
Description :

Date : 2025-03-25
Page du PNA Loutre SFEPM
Description :

Date : 2024-06-06
Plaquette PNA Loutre SFEPM
Description :

Date : 2024-06-06

Informations espèce

Taille : 62-80 cm (mâle), 54-77 cm (femelle)
Longueur de la queue : 34-45 cm (mâle), 31-40 cm (femelle)
Hauteur au garrot : environ 30 cm
Poids : 6,5-11,4 kg (mâle), 4,5-8,2 kg (femelle)
Formule dentaire : I 3/3, C 1/1, PM 4/3, M 1/2 = 36 dents

Apparence générale :
Le pelage de la Loutre d’Europe dense, isolant et imperméable, est de couleur marron, plus clair sur la face ventrale et tout particulièrement au niveau du cou.
Parfaitement adaptée à la nage, la Loutre a une silhouette hydrodynamique, avec une tête aplatie, un corps allongé, et des pattes palmées (seul mammifère semi-aquatique de France disposant d’une palmure complète reliant les cinq doigts). Sa queue est longue et plus épaisse à la base. Son nez présente une forme hexagonale caractéristique.

Confusions possibles :
Sur la terre ferme, il n’y a aucune confusion possible avec d’autres espèces mais dans l’eau, la Loutre d’Europe peut être confondue avec d’autres mammifères semi-aquatiques comme le Castor d'Europe (Castor fiber), le Ragondin (Myocastor coypus), ou encore d’autres mustélidés semi-aquatiques tels que le Putois d'Europe (Mustela putorius), le Vison d’Europe (Mustela lutreola) ou le Vison d’Amérique (Neovison vison). Ces autres espèces présentent pourtant une taille, une allure et un mode de nage différents.

Le saviez-vous ?
La Loutre marque son territoire par le dépôt d'excréments appelés "épreintes". Les naturalistes de terrain s'accordent à dire que ces dernières ont une odeur caractéristique de miel, mélangée à un léger fumet de poisson.
Non renseigné pour le moment
Mode de vie et reproduction :
La Loutre d’Europe est individualiste et territoriale. Un mâle peut recouvrir le domaine vital d’une ou de plusieurs femelles, et ils ne se côtoient essentiellement que pendant quelques jours à la période d’accouplement. Cette dernière peut avoir lieu tout au long de l’année, même si des préférences temporelles apparaissent dans certaines régions. La gestation dure 2 mois et la femelle donne naissance à un ou deux loutrons, plus rarement trois ou quatre. Les loutrons, élevés au sein d'un terrier appelé "catiche", n'en sortent qu'à partir de l'âge de 2 à 3 mois. Ils sont sevrés vers l'âge de 4 mois, mais restent auprès de leur mère jusqu’à au moins 8 mois, le temps d’acquérir des compétences essentielles à leur survie. La maturité sexuelle est relativement tardive : environ 2 ans chez les mâles et 3 ans chez les femelles.

Régime alimentaire :
Le régime alimentaire de la Loutre d’Europe est à la fois spécialisé et opportuniste, il varie en fonction des proies disponibles et de leur facilité de capture. Elle consomme majoritairement du poisson, mais peut également se nourrir d’Amphibiens et de Crustacés, et plus rarement d’Oiseaux, de micromammifères, de Reptiles ou d’Insectes.

Habitats préférentiels :
Elle vit dans les milieux aquatiques, au bord des rivières et des ruisseaux, et exploite les zones humides associées (estuaires, bras morts, lacs, étangs, marais...). Elle occupe également les milieux marins pour se nourrir, plus particulièrement les zones rocheuses du littoral et les herbiers d’algues peu profonds. Cependant, la présence d’eau douce reste indispensable afin de rincer son pelage. Elle peut éventuellement vivre en milieux agricoles ou urbains (canaux, retenues d’eau, bassins aquacoles).
Elle gîte le plus souvent dans les terriers d'autres espèces (telle que le Ragondin), dans des cavités naturelles ou artificielles (souches ou arbres creux, systèmes racinaires, cavités rocheuses, tuyaux), ou encore dans la végétation dense au niveau des berges (ronciers, couches à l'air libre, etc.).

Longévité :
En moyenne, la durée de vie de la Loutre d’Europe est de 4 à 5 ans à l’état sauvage, même si elle peut atteindre jusqu’à 18 ans en captivité. En effet, cette espèce possède un taux de mortalité naturel élevé, notamment lié aux fortes dépenses énergétiques dues aux grands déplacements et à la difficulté de capture des proies. À cela s’ajoute la maturité sexuelle tardive et la longue période d’apprentissage, rendant la dynamique de population des Loutres particulièrement fragile.
Kuhn R., Simonnet F., Arthur C. & Barthélemy V., 2019. Plan national d’actions en faveur de la Loutre d’Europe (Lutra lutra) 2019-2028. SFEPM & DREAL Nouvelle-Aquitaine, Poitiers, 89 pp.

Simonnet F. & Lemarchand C., 2024. Lutra lutra. In Savouré-Soubelet A., Aulagnier S., Haffner P., Maille A., Moutou F., Richard-Hansen C., Ruette S. & Veron G. (coords.). Atlas des mammifères sauvages de France volume 3 : Carnivores et Primates. Muséum national d'Histoire naturelle, Paris ; OFB, Vincennes, Patrimoines naturels (85) : 236-245.

Synthétisé par Léanne Clémencin (SFEPM) pour l’ONM le 02/12/2025 en collaboration avec Cécile Kauffmann.
Le caractère discret de cet animal suivi principalement grâce aux indices de présence qu’il laisse derrière lui (épreintes, restes de repas, coulée), rend l’estimation de ses effectifs difficile. De plus, les individus vivent en solitaires et ne rencontrent qu’en période de reproduction.
Autrefois présente sur l'ensemble du territoire métropolitain (excepté la Corse), l’espèce a été intensément piégée et chassée pour sa fourrure et en raison de son régime alimentaire piscivore. Elle était en effet perçue comme une concurrente pour l'Homme. A cette première cause de déclin, se sont ajoutés l'industrialisation, la croissance démographique humaine, l’intensification de l'agriculture, le développement du réseau routier et l’ensemble des perturbations environnementales subséquentes, autant de facteurs qui ont conduit à la raréfaction considérable de l'espèce. Aujourd'hui, les collisions routières représentent la principale cause de mortalité d'origine anthropique chez la Loutre. Elles se produisent principalement au niveau des ouvrages d'art (ponts, barrages), que la Loutre a tendance à contourner sur la terre ferme, en particulier en période de crues.

La Loutre peut être victime d’intoxications directement par contact avec des eaux polluées mais surtout de façon indirecte, en tant que prédateur situé au sommet de la chaîne alimentaire, par bioaccumulation de toxiques (anticoagulants, métaux lourds, microplastiques, etc.) à la suite de la consommation de proies elles-mêmes contaminées.

Elle peut occasionnellement être victime de piégeage involontaire (cages à Ragondin, nasses de pêche...), mais aussi d’actes de destruction illégale volontaire ou par confusion avec le Ragondin ou le Rat musqué (Ondatra zibethicus).
Lutra piscatoria | Lutra roensis | Lutra vulgaris | Mustela lutra Linnaeus, 1758
Les observations datées du 01/01 à 00h00 ont été exclues car elle correspondent généralement à des observations dont on ne connait que l'année.

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